Tout au long de son élaboration, le SAF a apporté son analyse critique
sur le projet de loi Travail.
La loi a été promulguée. Nous devons désormais l’appliquer, tout
en envisageant, lorsque cela est encore possible, de la contester (questions
préjudicielles de constitutionnalité, inconventionnalité…).
Nous devons aussi explorer les voies permettant de s’appuyer sur certaines
mesures pour tenter de développer, acquérir ou revendiquer des droits
nouveaux pour les travailleurs.
Dans tous les cas, il nous faudra comme toujours faire oeuvre d’inventivité
et d’esprit combatif.
C’est ce qui portera nos travaux lors de ce prochain colloque même si tous
les aspects de cette loi ne pourront pas être abordés, en restant fidèles à
notre objectif : construire les outils de la riposte !
Le Syndicat des Avocats de France (SAF) et la Fédération Nationale des Unions de Jeunes Avocats (FNUJA) saluent la mobilisation massive engagée depuis plusieurs semaines dans la quasi-intégralité des barreaux contre le projet de loi Justice criminelle. Cette mobilisation s’est matérialisée par une grande démonstration de force de la profession au niveau national, hier, lundi 13 avril 2026, que ce soit à Paris ou dans les autres villes. Assemblées générales, grèves d’audiences, suspensions des désignations en matière pénale, défenses de masse, lectures de motions, rassemblements devant les juridictions, actions publiques et procès fictifs : partout, la profession s’est organisée et a démontré sa détermination. Ce mouvement s’inscrit dans un contexte d’attaques répétées contre les droits des justiciables et l’équilibre du procès pénal. Le projet de loi Justice criminelle porte une atteinte fondamentale aux droits des justiciables. Il s’inscrit dans une logique de gestion des flux qui asphyxie, ralentit et soumet la justice, en supprimant des droits et libertés essentiels. Face à cela, notre mot d’ordre est clair : retrait pur et simple du projet de loi. Un véritable ultimatum doit être posé au gouvernement : ou ce texte est retiré, ou la mobilisation des avocates, des avocat.es et des magistrat.es deviendra encore plus

