8 août 2017

 

Inscription aux écoles d’avocat-e-s : trop cher ! C’est ce que dit la ministre au Conseil national des barreaux (CNB) qui lui demandait de fixer le plafond des frais d’inscription à 3000 euros (voir notre précédent communiqué « Le fric, c’est chic »).

L’arrêté a été publié au journal officiel du 27 juillet 2017. Il autorise les conseils d’administration des centres de formation à augmenter les droits à hauteur de 1825 euros (contre 1600 euros auparavant).

Il freine le CNB dans son élan de sélection par l’argent.

La ministre de la Justice a raison, “mais en même temps” elle a tort.

Parce qu’elle participe elle aussi à la direction manifestement injuste et inégalitaire prise par les représentants de la profession, en baissant de 5% en moyenne chaque année sa participation au financement des écoles d’avocats, auxiliaire indispensable du service public de la justice.

Dans un contexte politique et social tendu, marqué par des coupes budgétaires multiples (baisse des APL, augmentation du prix des cartes de transports en Ile-de-France), il est nécessaire de rappeler les pouvoirs publics à leurs responsabilités.

Des solutions de financement existent, mais la profession refuse d’en débattre. Ainsi, une source importante existe via la taxe d’apprentissage, mais le CNB bloque la discussion rejetant l’idée d’instaurer une validation des acquis et d’expérience, contrepartie nécessaire à la mesure.

A quelques mois de l’élection de nouveaux représentants au CNB, le SAF se positionne clairement contre le mouvement actuel de repli budgétaire. Les candidat-e-s et élu-e-s ne manqueront pas de renouveler leurs propositions dans le cadre de la campagne et de la mandature à venir.