1 février 2017

Avec la disparition de notre confrère Thierry Lévy, s’éteint une voix singulière de la défense. Singulière par la fidélité intransigeante à de justes combats contre la peine de mort puis contre la prison, c’est-à-dire contre l’indignité et une forme civilisée d’inhumanité. Singulière par la force de sa liberté, la pertinence lumineuse des arguments qu’elle exprimait dans la défense des causes et des hommes.

 

Il en fut encore ainsi le 2 juin dernier devant la cour d’appel de Grenoble, lorsque face à celui qui poursuivait l’un des nôtres, face à ceux qui s’apprêtaient à le condamner pour être un avocat sans concession, Thierry Lévy, venait rappeler par sa présence engagée qu’au-delà des divergences de styles, qu’au-delà des engagements de chacun, n’est avocat que celui qui dérange.

 

Dans un monde où l’on voudrait la défense soumise, docile et silencieuse, le SAF rend hommage à l’insoumission, à l’indocilité et à la puissance de cette grande voix de la défense que fut et que restera notre confrère Thierry Lévy.