24 juin 2016

Les dégradations commises au siège de la CFDT hier soir, comme toutes les violences que pourraient subir les militants syndicaux du fait de leurs positions syndicales sont indignes.
La liberté syndicale et la liberté d’opinion ne sont pas divisibles et le droit de négocier comme celui de manifester sont tout aussi importants.

Porter atteinte à l’une de ces libertés, c’est porter atteinte aux autres et aux fondements de la démocratie.

Si le Syndicat des avocats de France a toujours dénoncé fermement l’attitude du Gouvernement dans le traitement de l’ordre public des manifestations comme dans son aveuglement à ne pas discuter avec tous les syndicats et à empêcher un débat parlementaire démocratique, il réaffirme l’importance de l’expression de la pluralité des positions dans le cadre de l’exercice libre du droit syndical.

Même si les désaccords sont réels sur le projet de loi travail, en aucun cas, ces divergences ne doivent empêcher le débat entre tous les représentants des salariés, dans le respect mutuel des opinions, du cadre démocratique et des libertés fondamentales.

Le Syndicat des avocats France condamne fermement les violences qui ont pour objet de porter atteinte à un droit essentiel des travailleurs, celui de la liberté syndicale.