14 mars 2017

Lors de l’assemblée générale des 3 et 4 février, le Conseil national des Barreaux (CNB) a voté l’augmentation du plafond des frais d’inscription des écoles d’avocats de 1 600 euros à 3 000 euros et le projet de « collaboration qualifiante ».

Le SAF s’y était vigoureusement opposé.

L’augmentation drastique des frais d’inscription des écoles d’avocat constitue un obstacle inacceptable à l’accès à notre profession de jeunes étudiants d’origine modeste.

Comment pourraient-ils faire face à des frais d’inscription de 3000 euros, s’ajoutant aux 300 à 1 000 euros pour l’inscription obligatoire dans les instituts d’études judiciaires, aux éventuels frais d’inscription de 1 500 à 3 000 euros pour les prépas privées, aux frais d’inscription au tableau à l’issue de l’école d’avocat (jusqu’à 800 euros à Paris), aux charges de la vie quotidienne pendant la durée de la scolarité (loyer à proximité de l’école d’avocat, dépenses de vie courante, …) rallongée de six mois depuis la reforme de la collaboration qualifiante ?

Le CNB se désintéresse du sort de ceux qui ont les capacités mais pas les moyens d’intégrer notre profession et préfère penser, comme certains élus l’ont ouvertement soutenu, qu’une telle augmentation des frais d’inscription favoriserait un nivellement par le haut. La fortune des candidats serait-elle un gage de leur qualité ?

Le SAF a-t-il été entendu par Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, qui a déclaré son opposition à l’augmentation des frais d’inscription dans les écoles d’avocats telle que décidé par le CNB les 4 et 5 février 2017 ? En tout cas, le SAF se félicite de cette prise de position.

Le SAF rappelle aussi son opposition à l’instauration de la « collaboration qualifiante » qui aboutirait tout autant à une sélection au détriment des plus modestes et demande aux pouvoirs publics, de la même manière, de ne pays y donner suite.

Le SAF réitère sa volonté de demander que ces différents sujets soient remis à l’ordre du jour du CNB après son renouvellement en décembre prochain.