23 mars 2020

Depuis le 16 mars, plusieurs demandes ont été adressées au ministère de l’intérieur visant à fermer les centres de rétention administrative. Outre que cette fermeture est indispensable pour limiter les risques sanitaires liés au coronavirus, la poursuite de l’enfermement alors qu’il n’existe plus de perspectives d’expulsion, est illégal.

Malgré plusieurs alertes interassociatives ou émanant des autorités administratives

indépendantes, le ministère de l’intérieur s’obstine à poursuivre sa politique d’enfermement et d’expulsion.

L’ADDE, le GISTI , le Syndicat des avocats  de France, la Cimade et le Conseil national des

barreaux ont donc décidé de saisir le Conseil d’État en référé liberté le 23 mars pour demander à la plus haute juridiction de fermer tous les centres de rétention en suspendant provisoirement l’arrêté ministériel qui encadre leur création.

L’audience aura lieu jeudi 26 mars 2020 à 11 heures.